Tests

Un test, c’est un dispositif qui permet de savoir où on se situe dans cette maladie. Maintenant, ce n’est pas « je l’ai / je ne l’ai pas », c’est plus subtil, et ça demande à mieux comprendre pour éclaircir la situation.

Photo de Chokniti Khongchum sur Pexels.com

1- les types de test utilisés

1-1 ceux qui « cherchent des bouts de matériel génétique de virus » : surtout la rt-PCR

C’est une technique récente basée sur l’amplification du matériel génétique dans un prélèvement. En gros, on cherche un bout d’ARN (le support d’information génétique présent dans le virus) dans le prélèvement (le fameux long coton-tige introduit dans le nez jusqu’à la gorge) qui correspond à un bout de séquence connue de l’ARN du virus du Coco-vide, et on l’amplifie grâce à tout un jeu d’enzymes spécialisées. Plus on fait de cycles, et plus la quantité initiale d’ARN est multiplié, c’est exponentiel.

à chaque cycle, la quantité est doublée

Le test permet ainsi de dire : « oui, on trouve l’ARN qui ressemble à celui qu’on attribue au virus du coco-vide », mais ça ne donne pas une idée de la quantité de virus, ni si cette quantité provoque la maladie ou pas, ni si cela est transmissible. Positif ne veut pas forcément dire « malade », ni « contagieux ». Le raccourci est tentant et dangereux.

https://translate.google.com/translate?sl=en&tl=fr&u=https%3A%2F%2Fwww.cebm.net%2Fcovid-19%2Finfectious-positive-pcr-test-result-covid-19%2F

Un souci particulier : d’après le Pr Raoult, il y aurait 20 % de « faux-positifs » : pour affiner il est nécessaire de refaire le test un peu plus tard. Et, comme on le verra plus loin, d’être raisonnable dans le nombre de cycles d’amplification.

27:20 : les tests (3 minutes 30)

Le chantier des tests PCR est donc loin d’être fini si l’on veut être précis… et juste, par rapport aux mesures prises envers les personnes testées positives.

SARS-CoV-2 viral load predicts COVID-19 mortality – The Lancet Respiratory Medicine

Baisser le seuil de détection des tests RT-PCR du Covid-19 pour mieux dépister les individus contagieux

chercher ct officiels cdc european

1-2 ceux qui cherchent les anticorps dirigés contre certains éléments du virus : les tests sérologiques

C’est une toute autre méthode de test.

Quand un agent infectieux envahit un organisme, il est contré par le « système immunitaire » de l’hôte, ses capacités à se défendre. Il y a tout un arsenal guerrier, et dans celui-ci la possibilité de produire des anticorps, par certains globules blancs : les lymphocytes B.

L’organisme va repérer des « antigènes », des zones particulières en surface du virus, et produire des « armes chimiques à tête chercheuse », qui reconnaît sa cible comme une clé entre dans une serrure. La mémoire de ces serrures permet de produire des clés au prochain passage du virus, c’est d’ailleurs sur ce principe que la plupart des vaccins sont conçus.

Les analyses sérologiques correspondent donc à la recherche dans un sérum (le liquide du sang) des anticorps qui ciblent les antigènes présents à la surface du virus.

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rologie

Il existe des analyses sérologiques de laboratoire, sûrement les plus précises, et également des « tests rapides » moins chers, à portée de main, mais aux résultats moins sûrs (cf vidéo en bas de cette page).

Dans tous les cas, les résultats sont difficiles à interpréter, voyez les exemples suivants :

  • une personne dont le système immunitaire est très bon pourrait se débarrasser du virus sans avoir eu besoin de produire des anticorps (test négatif malgré le passage du virus), ref à retrouver Silvano Lymphocytes T
  • une autre pourrait être positive du fait que d’autres coronavirus possèdent certains antigènes en commun avec le coco-vide (test positif sans qu’il y aie eu contact avec le virus). ref à retrouver

Toujours est-il que si le test PCR est de loin le plus utilisé dans le monde pour chercher le coco-vide, les séros le sont aussi en complément.

Italie : les tests sérologiques pratiqués à grande échelle

Séroprévalence des anticorps COVID-19 dans le comté de Santa Clara, Californie

1-3 Ceux qui cherchent une protéine de surface du virus : les tests antigéniques

Apparus plus tardivement, ces tests rapides (résultat en 30-40 minutes au lieu de 3 j habituellement pour les tests PCR) recherchent une protéine de surface du virus.

Tests antigéniques : une pratique déployée dans les pharmacies et les aéroports

Test antigénique : définition, comment ça se passe ?

1-4 Les autres

Une chercheuse du Massachusset Institute of Technology (le fameux MIT, berceau des Mythomanes ?) a découvert que la toux des patients infectés par le coco-vide était différente, ses fréquences particulières étaient détectables avec un outil informatique. Sa découverte va se concrétiser en une appli « coughvid », disponible début 2021, qui aidera à l’auto-diagnostic.

Toussez sur votre smartphone, il vous dira (presque) si vous êtes positif au Covid-19

Diagnostic d’intelligence artificielle COVID-19 utilisant uniquement des enregistrements de toux

2- la qualité et la fiabilité des tests

2-1 Spécificité et sensibilité

Un test peut être décrit dans sa « finesse d’analyse » par rapport à une méthode de référence, par 2 caractéristiques qui le décrivent :

  • la sensibilité : sa capacité à détecter tous les malades,
    exemple : une sensibilité de 95% signifie que sur 100 malades testés, il y aura en moyenne 95 « positifs » et 5 « faux-négatifs » ;
  • la spécificité : sa capacité à ne détecter que les malades,
    exemple : une spécificité de 92 % signifie que sur 100 personnes saines testées, il y aura 92 « négatifs » et 8 « faux-positifs », toujours en moyenne.
https://www.sfmu.org/fr/vie-professionnelle/outils-professionnels/ebm/sesp

On choisira un test, selon ses caractéristiques, en fonction de la situation : dans l’article ci-dessus il est précisé :

On privilégie la sensibilité d’un test quand [3]:

Le but de la démarche diagnostique est d’exclure la maladie.

La maladie est d’autant plus curable que le traitement est plus précoce.

Un résultat faussement positif n’a pas de conséquence sérieuse.

La maladie est rare et l’on se trouve dans une situation de dépistage.

On privilégie la spécificité quand :

Le but de la démarche diagnostique est d’affirmer ou de confirmer le diagnostic.

Le risque d’un résultat faussement positif est grave et n’est pas acceptable.

La maladie est incurable.

Pas si simple, la science !

2-2 en pratique

Avoir une analyse positive ne signifie pas forcément que vous êtes malade, ni contagieux. Les « cas positifs » qui explosent depuis quelques semaines signifient juste que le test utilisé donne un résultat positif. Ce résultat devrait être lu au regard de la situation de la personne (malade ou non, guéri ou non, etc), et au minimum refait, éventuellement avec une autre méthode, avant de lancer des actions par rapport au statut « positif » de la personne testée.

Si quelqu’un ne peut plus voyager, travailler, être à l’école, du fait de son statut « positif », cela mérite de prendre conscience de la limite des tests.

Allons plus loin…

Le test réalisé à grande échelle est celui de la rt-PCR. Or, ses résultats dépendent entièrement du nombre de cycles de réplication. Plus on amplifie (nombre important de cycles), plus on a de faux-positifs. Explication de notre spécialiste marseillais :

En gros (on en parlait aussi sur le texte « deuxième vague »)

  • 25 cycles : on détecte les personnes contagieuses (virus en nombre suffisant), qu’elles soient encore asymptomatiques ou malades (pratiqué en Allemagne)
  • 40 cycles : on détecte quelques viri (hé oui, c’est le pluriel de virus !) ou fragments de matériel génétique, ça va comprendre beaucoup de non contagieux et de faux-positifs (pratiqué en France et en Suisse, IHU : 35 cycles)
  • 60 cycles : tous les tests sont positifs

Autrement dit, si on ne vous dit pas combien de cycles (le ct) a été fait, le test n’est pas interprétable.

Application aux USA :

Des éclairages éclairants :

Recommandations pour le diagnostic du Covid 19 en Suisse

le concepteur de la PCR parle du test du SIDA. Il est mort quelques mois avant l’apparition du coco-vide, dommage…

l’inventeur de la méthode utilisée pour tester le COVID-19 n’a pas dit qu’il ne pouvait pas être utilisé dans la détection de virus


Cela vaut le coup de suivre l’actualité !

De plus en plus de voix affirment que la base même du test PCR pour le coco-vide est foireuse : la séquence d’ARN recherchée ne serait pas spécialement spécifique du virus phare de l’année.

Auquel cas, toute la dialectique coco-vide autour des mesures prises (masques, confinement, vaccins) tombent à l’eau.

Alors c’est en anglais : Gout-Gueule Trad ne veut pas traduire certains sites :

COVID19 – Evidence Of Global Fraud

Dans l’article sur la maladie, à la partie sur la grippe, vous trouverez un article du CDC (le centre de contrôle des maladies aux States) montrant que la PCR officielle ne distingue pas le coco-vide de la grippe.


Voici une vidéo d’un toubib belge qui porte plainte contre l’Europe, l’agence du médicament et le conseil de l’ordre pour que les sérologies soient permises (y compris dans le cadre du pas-ça-ni-taire) comme à Monaco, pas simplement les PCR qui ne disent rien sur l’immunité :

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